Balade en pays breton (3e journée)

Bonjour les amies !
Et si on repartait en Bretagne ?
Nous quittons St Marcan, et à la sortie de Port St Jean, nous nous arrêtons à proximité de son pont à haubans qui enjambe la Rance.  Ce fleuve se jette dans la Manche entre Dinard et St Malo. Le superbe panorama valait bien une halte.
D’un côté, le pont Chateaubriand enjambe la Rance dont l’estuaire s’élargit jusqu’à Dinard et St Malo. De l’autre, la vue embrasse la vallée de la Rance et ses petits ports de plaisance.

                                      

Mais aujourd’hui c’est DINAN qui nous accueille pour une journée entière.
Cette cité au cachet médiéval, qu’entourent 3 km de remparts, réserve de bien belles échappées du haut de ses promontoires. Son château du 14e s domine la Rance.

             

L’enceinte surplombe la rue Jerzual, ancienne voie commerciale et artisanale de la ville, où se tenaient les échoppes des tisserands, des tanneurs et des orfèvres. S’étirant sur 507 m, et menant directement au fleuve en contre-bas, elle était la seule voie de passage des marchandises arrivées par bateaux. Sa porte (14e-15e s) protégeait ainsi l’entrée de la ville située 75 m plus haut.

                                                    

Pittoresque, étroite et sinueuse, cette rue aux pavés glissants invite toutefois à la prudence, et sa montée raide coupe le souffle à bien des promeneurs. Mais ses maisons fleuries à colombages aux minuscules fenêtres à vitraux, ses ateliers et boutiques, nous renvoient au riche passé de la cité, et le visiteur sous le charme se prend à rêver. Certains la montent d’une seule traite. Un arrêt ici, une halte plus haut s’imposent pour d’autres, mais cette rue typique laisse toujours le passant heureux de l’avoir parcourue.

D’un autre côté des remparts, la vue se déploie sur le port de Dinan en contre-bas et son gracieux pont de pierres peu impressionné par l’immense viaduc qui le domine 50 m au-dessus. Les quais de la Rance sont un lieu privilégié où le temps semble s’être arrêté.

Une pause gourmande s’annonce en passant devant la vitrine de Chez Tante Jeanne. Gâteau breton aux pruneaux et Kouign Amann, un thé au citron, et c’est reparti pour la balade.

Les ruelles sont gorgées de monde, malgré la pluie fine qui tempère les déplacements.
Il fait bon s’abriter dans les échoppes et sous les encorbellements des maisons à pans de bois et aux pignons pointus. Les avancées des piliers à colombages compensent tant bien que mal les parapluies oubliés… Comme cette maison aux colonnades et aux pans de bois sculptés, construite en 1559 à Lanvollon, puis démontée, déplacée et reconstituée pierre par pierre en 1938, qui abrita l’office du tourisme jusqu’en 2000, et sous laquelle nous nous réfugions. Ses fenêtres à vitraux et ses poutres apparentes s’intègrent harmonieusement au centre-ville.

                            

Une éclaircie ! La place des Cordeliers et la place des Merciers s’animent au passage d’étranges cavaliers. Dame Tiphaine se promène aux côtés de son preux chevalier…

 

 

A deux pas, la Tour de l’Horloge (15e s) en impose du haut de son étrange clocher penché, dont la flèche semble percer les nuages bas. L’asymétrie de ce monument en fait toute sa particularité.

 

Les rues de la vieille ville portent des noms évoquant les métiers d’antan, tandis que les maisons typiquement dinanaises (15e au 17es) semblent s’être donné rendez-vous pour le bonheur des touristes que nous sommes, comme l’illustre maison à pans de bois de la Mère Pourcel (restaurant depuis 1929).

Puis honneur au plus beau vestige de la cité : la basilique St Sauveur, étonnante à bien des égards. L’ influence de l’Orient et des croisades et art roman se côtoient dans l’harmonie.

Une façade massive à 3 porches, d’énormes contreforts ornés de gargouilles et de masques riants ou grimaçants et d’animaux mythiques, des flèches élancées… et pourtant … ce monument asymétrique n’a jamais été achevé !

                                                    

Commencée au 12e s (un mur roman et certains chapiteaux de la nef en témoignent), cette basilique a connu 150 ans de travaux à compter du 15e s. Son clocher à triple étage, soutenu par d’immenses piliers, n’a été élevé qu’au 17e s.

Une nef centrale avec pas moins de…  17 autels…
… de splendides vitraux, un choeur (ht 19 m) composé de 12 colonnes portant une galerie à balustrades surmontées de 19 fenêtres en ogives…
… un maître-autel surmonté d’un baldaquin en bois doré et colonnes de marbres (18e s)… Nous sommes … le nez en l’air, et admirons en silence la prouesse et l’ingéniosité des bâtisseurs.

Mais il commence à se faire tard. Comment achever cette journée de découvertes ?
Pourquoi pas avec quelques douceurs typiques, que l’on fera découvrir plus tard à ceux qu’on aime ?

Sur notre chemin, une confiserie à la vitrine alléchante, à laquelle il est bien difficile de résister, nous présente ses merveilles sucrées. On goûte, on choisit, on emporte… une barre de Dousik (caramel au beurre salé, si tendre qu’il peut se déguster en lamelles) et deux pains (énergétiques) de Beraweaka.
A consommer avec modération… N’est-ce pas les copinettes ?

Myjanie vous quitte pour aujourd’hui, en vous remerciant d’avoir partagé ce reportage photos en sa compagnie. A bientôt les amies !

Prochainement : Un drôle de récit pour un tricot-douceur.

Amitiés     ♥    ♥    ♥

Myjanie